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27 mai 1920 – 22 décembre 2002.
Née en 1920 à Nantes, Gabrielle Wittkop a été journaliste pour les pages culturelles de la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Veuve de l’essayiste allemand Justus Franz Wittkop, elle a longtemps vécu à Francfort. Depuis la parution du Nécrophile en 1972 chez Régine Deforges, Gabrielle Wittkop est l’auteur d’une dizaine de «livres noirs chargés de mort, de poison et de tourments gothiques» (Éric Dussert in Le Matricule des Anges). En 2001, les éditions Verticales ont réédité deux de ses chefs-d’œuvre: La Mort de C. et Le Nécrophile, et ont publié un roman inédit, Sérénissime assassinat, tous trois fort remarqués par la critique, les libraires et de nombreuses maisons d’éditions étrangères, notamment en Allemagne, son pays d’adoption où elle a rencontré un véritable succès. Gabrielle Wittkop est morte en décembre 2002 à Francfort. Ont paru depuis de façon posthume, Le sommeil de la raison, recueil de «six récits cruels et raffinés», et deux romans inédits de Gabrielle Wittkop intitulés La Marchande d’enfants et Chaque jour est un arbre qui tombe. Son œuvre est traduite dans une dizaine de langues. Est parue chez Verticales en mai 2009, la réédition des Rajahs blancs, roman historique qui raconte un épisode peu connu de la colonisation en Inde et les destins extraordinaires des Brooke, aventuriers anglais (de père en fils) qui régnèrent près de cent ans durant sur l'île de Bornéo. © Luc Pâris
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Extrait de l’entretien de Gabrielle Wittkop, . 2001
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