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Sam Bouffandeau |
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« J’étais venu à Humain et j’avais demandé à un homme où se trouvait le crématorium. Il m’avait répondu Il n’y a pas d’aquarium ici et cela avait été comme si le mot crématorium n’existait pas. Mon père m’avait donné le nom du mauvais village. J’étais resté immobile quelques minutes à regarder devant moi et je m’étais demandé à quoi pouvait bien ressembler une cérémonie dans un aquarium. Les gens ne se rendraient pas au cimetière mais ils iraient voir les poissons nager. »
Sam Bouffandeau brouille le regard de son personnage sur sa parenté, son passé et son présent, comme si Humain, au-delà de brutales révélations, nous disait que le flou est un moment du vrai.
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