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Née à Lausanne en 1929, Grisélidis Réal a passé son enfance en Égypte et en Grèce. Après la mort de son père, alors qu’elle a huit ans, Grisélidis revient à Lausanne. Entreprenant des études à l’École des arts décoratifs de Zurich, elle tente de vivre comme artiste-peintre. Divorcée, mère de quatre enfants, elle commence à se prostituer en Allemagne pour survivre, au début des années 60, avant de devenir, la décennie suivante, une « catin révolutionnaire » très active dans les mouvements de prostituées lyonnaises et parisiennes, qui émergèrent au milieu des années 70. Co-fondatrice d’un Centre international de documentation sur la prostitution et d’une association genevoise d’aide aux prostituées (ASPASIE), elle a participé à de nombreux colloques ou manifestations sur le sujet. Elle est morte en mai 2005 à la suite d’un cancer.
Grisélidis Réal est l’auteur d’un document (d)étonnant, Carnet de bal d’une courtisane et du roman autobiographique Le noir est une couleur (Balland, 1974 ; Verticales, 2004). La passe imaginaire, correspondance de Grisélidis Réal avec Jean-Luc Hennig, a paru chez Manya en 1992, puis en Presses-Pocket (1993, épuisé) et a été réédité chez Verticales avec le second volume inédit des lettres de l'écrivain à Jean-Luc Hennig, Les sphinx. Dernier épisode saisissant à son récit autobiographique, Suis-je encore vivante? (Verticales, oct. 2008), son journal de prison (Munich, 1963), découvert peu après sa mort, constitue le premier texte d’une jeune prostituée se révélant écrivain.
© Francesco Gattoni
À voir : http://www.lesputes.org/
Archives : un film à voir ou revoir en cliquant ici et deux documentaires qui lui sont consacrés sur le site la TSR.
Informations complémentaires ici-même.
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